Archive | novembre 2015

NON A L’INFECTE GLISSADE

Je reviens sur ce cri, que dis-je ce hurlement! Dénoncer dans la plus stricte inconvenance, ce qui assaille, atterre, fait hurler, amènerait à la haine délicieuse, à tous les renoncements, à l’abandon des « valeurs » humanistes et culturelles, nous peuple des lumières, nous confits de « bon  tout» : enfant, parent, ami, citoyen, consommateur, confits de beaux sentiments dont on s’enorgueillit et parfois se gargarise. Ils sont intelligence tolérance patience écoute bienveillance, laïcité, ils sont démocratie, ils sont égalité, fraternité, ils sont liberté !

Crier hurler gueuler ! Des cris d’ici au nom de ces valeurs, tripode sur lequel, aujourd’hui, incrédules, on voudrait la voir vaciller, notre France. Des cris, d’ici, à peine 1% des terres emmergées, un miracle aux fières mamelles nourricières héritées d’un jardin révolutionnaire déjà couvert de cadavres. Des cris d’ici pour ceux entendus sans écho dans l’enfer d’une fosse de théâtre à l’agonie.

Des cris, contre leurs ennemis, de la fraternité, de l’égalité, de la liberté !

Les prosélytes lobotomisés, cette monstrueuse engeance dont le nom sonne comme la marque d’une vieille lessiveuse, à l’extérieur. Céder à cela, c’est tremper sa plume dans ces caniveaux de sang versé par l’innocence, c’est déjà accepter…

Mais, à l’intérieur, ceux qui se targuent de ces trois mots, mais clivent et entravent, les décomplexés de la République, les cyniques, les fous du fric, les fous du fisc… les relayeurs de l’info déformée désinformée, les fous du buzz, les destructeurs de référentiel républicain, qui préfèrent salir, dénigrer, ériger comme un système le mensonge, l’apostrophe, l’anathème, ceux qui font des dissensions leurs « choux graves » … Et  les truqueurs caparaçonnés d’avocats qui se jouent des lois, des droits et de leurs propres devoirs.  Ceux du haut qui, de leurs froides holdings lobbiisées mettent à genoux les gens du bas, les réduisent à néant dans une pâle indifférence. Ceux qui refusent qu’on leur prenne une infinitésimalité, une poussière de coffre-fort, à valoir sur leurs transactions boursières, au titre d’un impôt solidaire sur le travail de leurs obscènes capitaux obèses. Sans compter ceux-là, qui le vendent, notre tout petit pays, par petits morceaux, à des affairistes dont on ne saurait nier quelque chose de « proximal », de « zonal » avec l’assaillant. On a même vu, sur les fumets tièdes des plaies encore ouvertes,  certains  faire  « comme si ils l’étaient encore » devant des caméras aux yeux gourmands et complaisants!  Ses ennemis, ceux qui n’en n’ont jamais assez, qui sans le moindre affect, sans le moindre effort, engrangent dans un mois ce tu mettras dix ans à gratter péniblement, en gérant droit ta vie, avec plein d’amour et en prime la catéchèse du vivre ensemble et le politiquement correct. De ceux qui tournent à la coke en t’embastillant pour un joint!

Ceux qui prennent bien soin hier d’échapper aux efforts des autres à réunir quatre francs six sous, petits chaperons nationaux qui planquent leur galette dans d’autres fournils, plus soft lessiveuses, des paradis fiscaux qui, eux, n’ont  curieusement rien à souffrir des menaces de la vermine qui vient de nous canarder dans le noir à bout portant. Mais crient aujourd’hui quand même, sans le moindre dégout d’eux-mêmes, à déplorer le manque de soignants, de flics, d’armée, de moyens d’être défendus… comme s’ils voulaient  le beur, et l’argent du beur ! Oui, toujours des cris, pour étouffer ceux de ces hyènes….

On aurait les ennemis qu’on mérite ! Pas si sûr ! L’avanie, la trahison, la misère entretenue, l’arrogance, l’égoïsme, le cynisme sont aussi les ennemis de l’intérieur. Le fachisme vous branche? mais bon dieu regardez l’histoire et le penchant humain à glisser vers le pire. L’ennemi est ceux qui vous affament et vous vident du meilleur en vous…Qu’est ce qu’ils s’imaginent. Ils ont ceux là un beau terrain d’entente, continuer à vous ecrabouiller! Et penser par exemple qu’avec un Sarkozy ou une Lepeigne les choses seraient différentes c’est bien ça qui est on ne peut plus suspect. Résister, c’est dire, c’est dénoncer, c’est crier, c’est faire… c’est être le plus unis possible. Être plus forts, c’est sans aucun doute être solidaires, et partager, partager, partager, lutter contre les plus invraisemblables inégalités, qui elles aussi tuent et font souffrir. Résister, ne pas céder à cela, ne pas accepter, c’est déjà en soi une proposition de combat et d’engagement.

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