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« Madame Boule d’ogre » de Vittorio Nox : un nouvel article !

 

 

faux article« Madame Boule d’ogre » : nous sommes dans un futur très proche. Le pays où se situe l’histoire vient de tomber sous le joug des « Ultras », organisation politique totalitaire. Les administrations se sont vues nanties de cohortes de « contrôleurs » vendus au pouvoir, des petits chefs aux dents très longues.

Si la toile de fond de ce polar est originale, voire surprenante (le milieu éducatif), dans un contexte proche des ambiances à «La servante écarlate – The Handmaid’s Tale -» (distopie diffusée sur OCS max), l’intrigue dérape pour prendre de sombres accents, dramatiques et inattendus. Au départ, une double rivalité : Margote Norse, une cheffe tyrannique et son grand patron, Valmont de la Tavelière, parfait illuminé dont la vie cache un terrible secret.

La seconde, oppose la même Margote Norse à un de ses subalternes, Phileas Dabaldan, un chevalier blanc dont elle exècre l’idéalisme et l’humanité.

Le lecteur voit lentement se dessiner le piège dans lequel ce dernier va tomber, victime des plus perfides machinations des deux autres.

- « Mon héros, déclare Vittorio Nox, a cru comprendre qu’il peut tout s’autoriser, sur le papier. Ainsi se laisse-t-il aller à l’infâme, infâme qu’il prête lui-même à son personnage… C’est l’idée de l’écho, du livre dans le livre, d’autant que son inspiration glauque, alors qu’il est tout le contraire d’un monstre, lui vient des mots mêmes de la victime, qui cherche à l’anéantir psychologiquement. L’enfer, pour lui, c’est quand le vrai meurtrier s’empare de son texte et le met en scène dans la réalité. D’un fantasme de vengeance conçut presque comme un jeu pour s’exorciser d’une maltraitance sadique, on passe à l’horreur absolue qui fait de lui non seulement le coupable désigné, mais aussi le monstre qu’il n’est pas. »

A la marge, l’auteur ne cache pas quelques accointances dans le milieu. L’organigramme de cette « Education Nationale rénovée » s’inspire clairement de celui de l’actuelle institution. Pour autant, il tient à rappeler le caractère purement fictionnel de son récit : – « qu’on n’aille pas s’imaginer le monde enseignant à l’image de ce qui est décrit là, dans le contexte volontairement délétère d’une tyrannie qui s’installe au pouvoir. Mais gare aux petits privilèges dont beaucoup abusent jusqu’à la brutalité, gare si la société ne reste pas vigilante à ses valeurs fondamentales ! »

Les personnages, hauts en verbe et en couleurs, qui peuplent ce polar, sont en effet pour certains terrifiants, mais jusqu’au ridicule, jusqu’à perdre la face. Quand d’autres heureusement y jouent un rôle empreint d’humour, d’humanité et de poésie, puisque là est l’enjeu de fond !

Cet opus est à lire avec gourmandise, même si la mise en bouche pourrait paraître un peu longue, voire technique. Mais cette visite guidée dans les entrailles d’une institution dévorée par une aussi funeste idéologie a la vertu de donner à l’histoire son fond de dépaysement, de préparer le lecteur au climax, une inexorable descente aux enfers. A travers le harcèlement, la traîtrise, l’ostracisme, Nox dénonce un avenir terrifiant qui peut nous attendre et nous atteindre. Il interroge sur notre propre avenir.

L’écriture, très personnelle dans sa rythmique, se joue des registres. Les références culturelles fourmillent, le suspense est haletant…

L’enfance et l’école, décrites au-delà du petit bout de la lorgnette, sont omni présentes et comme finalement sacralisées.

Gilets jaunes : le beurre, l’argent du beurre… et le crémier.

GJ

Les gilets jaunes, ceux qui s’insurgent de compter pour le beurre dont ils s’affublent de la teinte (l’atteinte), on ne sait plus trop justement la couleur de leurs revendications ?  Tout le monde s’y paume, sans doute un clin d’œil (au beurre noir) au serment du jeu du même nom, tant ils le veulent, le beurre, l’argent du beurre… et le crémier.

Pour tout dire, le ch’veu sent poindre depuis longtemps, derrière cette mayonnaise qui prend mal, plus de « remue-ménage » que de « remue-méninge » : les « déménageurs » musculeux aux visages cagoulés ne semblent pas, pour l’heure, avoir la moindre vision du réagencement de la baraque (qu’ils nous cassent de samedis en samedis) après l’issue qu’ils convoitent, qu’ils soient rouges sang ou bleu ecchymose : le « vide maison », on « rase » gratis !

Faut dire, Macron, si roué et visionnaire, n’avait imaginé en rien, après qu’il ait émietté les droite/gauche conventionnels, que l’arroseur de gilets jaunes qu’il est aujourd’hui pourrait bien se trouver demain lui-même « canonisé » à haute pression par les « gueux ».  Sa conque, son écrin prétentieux, l’édifice de sa haute pensée, LFEM, n’est aujourd’hui qu’un crabe à la carapace molle dont la ruée vers l’océan du pognon se voit contrariée par des escadrilles de « corps-mourants » « jaune furie » et morts de faim (de fin).

Je sais pas vous, mais pour le ch’veu, c’est clair : une fois dégagé à son tour, il resterait aujourd’hui dans la place le front bas de Marine et les sourcils grincheux de Méluche pour instaurer sur le tas de cendres une nouvelle quoi ? Démocratie ? Nan, c’est pas vrai, une nouvelle dé-mo-cra-tie ! J’entends Brel : « chez ces gens-là M’sieur… » on vote pas m’sieur, on (ne) votera plus !

L’un s’écrie  « la République c’est moi » en crachant plus ou moins sur ses amis et en s’auto multipliant à coups d’hologrammes à l’instar (star) d’un autre « martyre » des foules multipliant ses pains, l’autre, on connait sa chanson par cœur. Ils sont tous deux ennemis de la presse et pourvoyeurs de haine. Alors, la DE-MO-CRA-TIE ! Bon, c’est vrai, la presse, fait aussi son lard des événements et de la violence. Mais enfin, elle montre et informe… Et pourtant on voit les journalistes se faire insulter, frapper, interpeller ! Je sais pas vous, mais c’est quoi les pays où on opprime et bâillonne les organes de presse ? Des havres de paix ?

Mais allons plus loin : la colère, on la comprend bien, elle est légitime au regard du gouffre qui sépare notre misère et l’obscène tas de fric sur lequel dort une minorité de nantis affameurs et pollueurs.  Mais, il devient de plus en plus évident que la lie bouillonnant aujourd’hui au fond du tonneau de revendications de plus en plus azimutées est hautement toxique pour notre pays. Les violences, exercées indirectement sur les plus faibles encore, et potentiellement télécommandées de l’extérieur, pourraient à terme participer à ce que certaines puissances visent en se défendant vertueusement du contraire : le démantèlement de l’Europe en portant au pouvoir les « amitiés inavouées» pour les y aider. Il est un bouton que certains convoitent pour mettre la main sur nos merveilleux pays. Une fleur pas « jaune gilet », pas genre bouton d’or ! Un bon gros bouton rouge qui, seul pour l’instant, peut les retenir de nous envahir. Finalement, les « déménageurs », après avoir donné les clés, seraient, comme nous, obligés de « déménager ». On pourrait toujours chercher un lieu d’exil, avec nos ballots sur le dos, le long des routes, des migrants superbement revêtus de nos gilets jaunes exténués pour éviter de se faire écrabouiller par les blindés ! Sortez couverts !

Ça crin !

A la marge : parution de « Madame Boule d’ogre » par Vittorio NOX aux Editions MAIA. A decouvrir d’urgence !

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Gilets jaunes : « Est-ce que je vais buzzer samedi soir ? »

Bon, c’était la blague à la mode il y a encore quelques beaux jours, à l’aube de la fin du week-end, en prévision de la sortie en boîte. « Est-ce que je vais b..ser samedi? » s’interrogeaient goguenards les filles comme les garçons, du haut de leur belle et joyeuse jeunesse toute prête à croquer la vie…

Seulement voilà, quelques ronds-points plus tard, ces gros points posés par un peuple exsangue sur les « i » de la politique de Macron, les filles les gars se font défis/dégâts, et transportent le jaune fluo des spots du « dance floor » sur l’asphalte des pistes de danse du 14 Juillet, la rue, avec des promesses d’étreintes macabres, rouge sang !

Et la France, figée de colère et d’hébétude, est là, à contempler le choc des images dans les hublots de l’info continue, dont les rédactions elles, avec leurs financiers et actionnaires, se réjouissent ce dernier mois de buzzer à coup sûr le samedi soir, un bon paquet de pognon, encore du gras sur la misère.

Comment « buzzer » samedi soir ? Facile, à l’instar d’un canal plus qui fit les beaux jours du rose en crypté le samedi soir, il leur suffit de montrer ces gens qui veulent, eux aussi, « buzzer » « en live », sur les plateaux comme sur le terrain, de belles partouzes plus ou moins jaunes, plus ou moins pertinentes, plus ou moins violentes, jusqu’aux pires obscénités. Par obscénité, j’entends tout ce qui pousse au crime ou à l’atrocité, nous met au rang des bêtes, tout ce qui nous ligoterait aux suspentes de « marionnettistes » qu’on devine, à peine cachés dans les coulisses de l’actualité.

Alors les gars, alors les filles, laissez donc le ch’veu revenir aux fondamentaux… Protégez-vous, restez couverts ! N’allez pas vous offrir aux manipulateurs. Car, à vouloir « buzzer » dans tous les coins, vous pourriez bien contracter une de ces maladies dont un peuple, même vêtu de jaune, ne se remettrait pas. Pas la jaunisse, la peste brune !

Ca crin !

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