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Cheak Sylla et the « Afreekhanking », sortie d’un magnifique nouvel album : « Grand Steps »

cheakIl a fallu attendre quelques années (cf cet article ), quelques autres albums pour qu’au-delà des routes et des « root’s », Cheak nous gratifie de ce nouvel album « Grand steps », une superbe invitation au voyage dans son monde cosmopolite et pluriel.

Mais Cheak, cela s’entend, n’est plus seul ! « Love », « dream » « road » sont à la proue du bateau ivre qui parcourt nos circuits internes au gré de ses magnifiques compositions. Et puis, bien sûr, il « jam » avec deux soudards un rien extraterrestres : «the afreekhanking».

Que dire, si ce n’est le modeste point de vue du ch’veu ? Que de « Madame araignée » à ce bijou, Cheak, qui en savait déjà beaucoup, en a encore appris pas mal. Il s’est aussi appliqué, j’imagine, à garder l’essentiel pour laisser de la place à » l’autre ».

Ici, il a peaufiné un son quasi organique, où cet essentiel s’arrange parfaitement d’une voix dont il a savamment exploré un éventail qui va d’un profond séculaire à des aigus chauds et vibratoires.

L’osmose est parfaite avec ses deux compères, une rythmique impec où les lignes de basses s’insinuent, sensuelles et envoûtantes, sur la frappe précise et dépouillée d’une batterie métronomique qui cependant sait être tribale. Tu peux te caler l’album entre les oreilles devant ton mojito. Ferme les yeux, tu es devant le groupe, au « bureau » comme dit « Cheak », car ça va sonner grave « live » dans ton salon ou sous ton casque.

Après, il y a le voyage, une mosaïque sonore qui emprunte bien des chemins, bien des veines, juste jubilatoires. Cependant nous sommes toujours dans l’univers de Cheak, un blues rock mémoriel et serein, débarrassé des quelques mauvais diablotins d’antan peut-être, quelques fantômes. « Grand steps », comme un pont jeté sur son « entre soi », des origines à cet instant d’expansion musicale.

En ouvrant ainsi l’espace de sa musique, Cheak invite au partage et à la joie, sans concessions pourtant, avec simplement son talent, sa générosité et son intégrité. Sa rage passée semble  s’être évanouie, sans doute quelques questions avec, comme le dit sa chanson, « juste le temps du bon temps » qu’il faut juste savoir capturer.

Enfin, esthétiquement, le ch’veu que je suis a été particulièrement ému par l’apport des voix sur certains morceaux. On est parfois tout près de « Geoffrey ORYEMA » et du gospel. Bref, l’Afrique n’est jamais loin…

Précipitez-vous… pour une fois ça ne craint pas !

 

 

« Madame Boule d’ogre » de Vittorio Nox : un nouvel article !

 

 

faux article« Madame Boule d’ogre » : nous sommes dans un futur très proche. Le pays où se situe l’histoire vient de tomber sous le joug des « Ultras », organisation politique totalitaire. Les administrations se sont vues nanties de cohortes de « contrôleurs » vendus au pouvoir, des petits chefs aux dents très longues.

Si la toile de fond de ce polar est originale, voire surprenante (le milieu éducatif), dans un contexte proche des ambiances à «La servante écarlate – The Handmaid’s Tale -» (distopie diffusée sur OCS max), l’intrigue dérape pour prendre de sombres accents, dramatiques et inattendus. Au départ, une double rivalité : Margote Norse, une cheffe tyrannique et son grand patron, Valmont de la Tavelière, parfait illuminé dont la vie cache un terrible secret.

La seconde, oppose la même Margote Norse à un de ses subalternes, Phileas Dabaldan, un chevalier blanc dont elle exècre l’idéalisme et l’humanité.

Le lecteur voit lentement se dessiner le piège dans lequel ce dernier va tomber, victime des plus perfides machinations des deux autres.

- « Mon héros, déclare Vittorio Nox, a cru comprendre qu’il peut tout s’autoriser, sur le papier. Ainsi se laisse-t-il aller à l’infâme, infâme qu’il prête lui-même à son personnage… C’est l’idée de l’écho, du livre dans le livre, d’autant que son inspiration glauque, alors qu’il est tout le contraire d’un monstre, lui vient des mots mêmes de la victime, qui cherche à l’anéantir psychologiquement. L’enfer, pour lui, c’est quand le vrai meurtrier s’empare de son texte et le met en scène dans la réalité. D’un fantasme de vengeance conçut presque comme un jeu pour s’exorciser d’une maltraitance sadique, on passe à l’horreur absolue qui fait de lui non seulement le coupable désigné, mais aussi le monstre qu’il n’est pas. »

A la marge, l’auteur ne cache pas quelques accointances dans le milieu. L’organigramme de cette « Education Nationale rénovée » s’inspire clairement de celui de l’actuelle institution. Pour autant, il tient à rappeler le caractère purement fictionnel de son récit : – « qu’on n’aille pas s’imaginer le monde enseignant à l’image de ce qui est décrit là, dans le contexte volontairement délétère d’une tyrannie qui s’installe au pouvoir. Mais gare aux petits privilèges dont beaucoup abusent jusqu’à la brutalité, gare si la société ne reste pas vigilante à ses valeurs fondamentales ! »

Les personnages, hauts en verbe et en couleurs, qui peuplent ce polar, sont en effet pour certains terrifiants, mais jusqu’au ridicule, jusqu’à perdre la face. Quand d’autres heureusement y jouent un rôle empreint d’humour, d’humanité et de poésie, puisque là est l’enjeu de fond !

Cet opus est à lire avec gourmandise, même si la mise en bouche pourrait paraître un peu longue, voire technique. Mais cette visite guidée dans les entrailles d’une institution dévorée par une aussi funeste idéologie a la vertu de donner à l’histoire son fond de dépaysement, de préparer le lecteur au climax, une inexorable descente aux enfers. A travers le harcèlement, la traîtrise, l’ostracisme, Nox dénonce un avenir terrifiant qui peut nous attendre et nous atteindre. Il interroge sur notre propre avenir.

L’écriture, très personnelle dans sa rythmique, se joue des registres. Les références culturelles fourmillent, le suspense est haletant…

L’enfance et l’école, décrites au-delà du petit bout de la lorgnette, sont omni présentes et comme finalement sacralisées.

Gilets jaunes : la crise sur le gâteau pour Emmanuel Macaron (modifié)

 Ah, je savais qu’ils étaient visionnaires, que leur ascension impacterait « grave » un de ces jours nos vies d’irresponsables « antitout», j’ai nommé « les Chevaliers du fiel », les duettistes de l’humour à la française dont un des principaux atours de scène vient de s’inviter en masse autour de nos bretelles et ronds-points.

 Bon, les deux guignols ne font pas un feu de pneus à chacune de leurs représentations, l’impact écologique sur les poumons ne faisant ni recette ni rire personne. Sauf que certains abrutis commencent toujours par cela dans la rébellion, un bon feu de pneus, histoire d’empoisonner un peu plus les bronches et la vie des uns comme des autres. Evidemment, ces signes ne trompent guère, la connerie s’est toujours invitée aux premières loges des mouvements populaires, et c’est ainsi que les dirigeants, nos affameurs, parviennent à souvent dissiper les raisins de la colère, en jouant les âpres fumées des uns contre la toux des autres.

                Justement, en parlant de raisin, c’est « mi fugue mi raison »  que le ch’veu considère ce grand mouvement jaune fluo, faut bien le dire pas trop seyant, mais qui aura le mérite de mettre au pinacle  l’uniforme d’ordinaire assez stigmatisé de nos éboueurs qui, nuitamment, redorent le blason d’une société qui marine en surface dans un jus poisseux et ultra gras!

                J’écrivais l’autre jour : des gens contraints au « pas assez », quand d’autres ne se satisfont jamais du trop ! Voilà, c’est ça ! Je considérais avec une espèce d’hébétude ces rapports abyssaux entre les gens ! Par exemple nos plus bas salaires et celui du patron d’une grande firme automobile qui vient de se faire alpaguer pour détournement fiscal au Japon ! (Je t’explique pas ce qu’il a dû nous piquer comme pognon ici en France). Allez, on est bien à du 50.000%, une « macaronade » gargantuesque et « robourative » puisqu’il pèse « à la louche» le salaire de 55 millions de bonnes femmes et bonhommes en jaune fluo !

                Et bien curieusement, le cargo « saint Exupéry », fabrication « Françoise Môssieur ! », dans l’ignominie, c’est un peu le même rapport : son seul moteur polluerait autant que nos 55 millions de petites bagnoles au fuel que le gouvernement nous avait pourtant recommandé d’acheter il y a une dizaine d’années ! 

                Alors, Monsieur Macaron, de Belgique, vous avez évoqué hier ce « pauvre homme » qui rit jaune dans les geôles japonaises, sans prononcer un mot pour les 55 millions et leurs brouettes de nécessiteux que le grand libéralisme revêt de la même couleur ! Vous décidez de pomper sur leurs bas salaires des taxes que ne paient ni les robots, ni les boursicoteurs, ni les pétroliers, ni bien sûr l’armateur du « Saint-Exupéry ». A quoi s’attaque-t-on au nom de l’écologie ? Soyons sérieux ! Cette « écotaxe » est une nouvelle pompe à fric qui n’ira pas au climat, loin s’en faut. Tout cela est inutile, voire mesquin, quand on considère les 106000 autres cargos qui remplissent nos cieux de merde, et les avions et les camions, et les usines pétrochimiques, et tous ces dictateurs dont certains n’hésiteraient pas à trouver notre maison fort bien tenue, quand ils vouent la leur aux plus grandes combustions et libéralités.

                Monsieur Macaron, vous le savez fort bien, ce n’est pas en pressurisant nos pauvres salaires que vous préviendrez l’apocalypse, C’est  ceux qui les affament, et dont vous prenez le parti, qu’il faut dégraisser et taxer. Ils ont déjà au moins 50.000 fois le superflu pour vivre une vie d’honnête homme ! N’oublions pas, la France c’est 3% de la surface du globe!

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